BDSM soumission servitude obéissance

Le BDSM comprend un ensemble de pratiques bien spécifiques comme le bondage, la domination, la soumission, le sadisme, le masochisme..

Ainsi, cet ensemble "BDSM" fait intervenir le bondage, la domination, la soumission, le sadisme, le masochisme et autres diverses "punitions". Encore plus précisément, il s'agit de l'acronyme de Bondage-Discipline-Domination-Soumission. Sacré programme !

Ces pratiques s'exercent avec un maître ou une maîtresse qui donne des instructions à un soumis ou à une soumise. En fait, il est surtout question d'une forme de sexe cérébral où le génital semble plutôt anecdotique. Le bondage se pratique dans une logique d'attachement à l'aide de cordes, de menottes et autres bâillons. Cette occupation demande un certain aguerrissement du fait de son caractère surréaliste. En effet, il n'est pas forcément aisé de verser de la cire de bougie sur un corps flagellé et cloué sur une croix de saint André dans une cave de monastère.

La domination soft est plus verbale, il s'agit par exemple de vexer ou d'infantiliser le soumis afin de provoquer chez lui une ardeur commune. Le maître (ou la maîtresse) jouit quant à lui (ou quant à elle) de sa position de sadique qui lui permet de s'épanouir. Cela se fait selon les désirs divers et avec le consentement de tous les protagonistes. Il n'existe pas deux appétits identiques, d'où la dimension de préparation et de mise en scène qui prend une place plus qu'importante dans ces "jeux". Aussi et par exemple, il est bien souvent apposé un "contrat de soumission" pour assaisonner le jeu, tout comme il est coutume d'appliquer un "safe code" qui permet de lancer le jeu ou de l'interrompre afin de ne pas entrer dans une phase non consentie. Il s'agit généralement d'un nom de couleur qui ne peut être confondu dans une conversation type dominant/dominé. Le contrat permet de dresser les attentes et les restrictions des partenaires, ce qui permet une relation durable et rassurante. Il permet également d'intensifier la jouissance de la situation en mettant en place un barème de punitions qui peut être fantaisiste à souhait. De plus, il évite les situations de dépersonnalisation si le maître (ou la maîtresse) se montre trop pervers. Il ne faut pas négliger le risque que le jeu devienne réalité pour une personne fragile psychologiquement et trop investit dans ce type de distraction perverse.

Une revue scientifique conclut que le pratiquant du BDSM a une bien meilleure santé mentale que la personne recourant aux pratiques sexuelles ordinaires. C'est un parfait dérivatif pour la personne exerçant des responsabilités puisque cela va enfin lui permettre de lâcher prise en se soumettant ou en provoquant des situations où elle va être humiliée ou se faire "clouer le bec" et ce, dans le but de déculpabiliser de l’engueulade qu'elle a infligée à sa secrétaire trois heures auparavant. La personne en carence d'estime de soi va plutôt assujettir pour revoir son statut social insatisfaisant selon elle. Là encore, chaque individu est différent et les passions se déchaînent dans la singularité de chacun. De manière générale, c'est le soumis qui va déterminer les règles du jeu, sauf si c'est un esclave authentique (très dur à dénicher pour les maîtres et maîtresses véridiques). Cela peut correspondre à la perte de contrôle où le soumis se laisse guider par le désir d'être "vaincu". Par exemple, simuler une dispute avant d'être forcé au silence. Ce sont des ressorts qu'il est tout à fait possible de retrouver dans les sexualités plus classiques mais celles-ci sont exploitées plus "pleinement" dans l'escorting BDSM.