Interrogatoire audience ou enquête licencieuse

L'idée centrale de ce tête-à-tête excitant est que le masochiste soit attaché à une chaise, à des barreaux de lit ou bien même à un radiateur.

Dans l'univers Bdsm, il existe autant de fantasmes et de fantaisies que d'adeptes du sadomasochisme. Cependant, il y a des situations qui reviennent régulièrement, c'est le cas du fameux scénario érotique de l'interrogatoire.

Il s'agit d'un scénario sadomasochiste avec un tortionnaire dominateur et une victime soumise. Bien entendu, les deux protagonistes de la scène sont des adultes consentants et libertins qui se sont mis d'accord sur les conditions de la pratique sexuelle. L'idée centrale de la pratique de l'interrogatoire érotique est que le masochiste soit attaché à une chaise, à des barreaux de lit ou bien même à un radiateur. Il est alors censé détenir une information d'une grande importance pour le soi-disant tortionnaire. Le décor de la scène peut revêtir une grande importance chez les adeptes de cette pratique afin de ressentir l'atmosphère fantasmée du chantage à l'information. Ensuite, différentes méthodes de torture érotique peuvent être pratiquée. Cela peut être à l'aide d'accessoires BDSM comme le fouet, la cravache ou bien même des intimidations aux godemichets. Le fait d'être menotté à une chaise et fouetté est la version la plus doloriste de ce tête-à-tête excitant. Ce qui est très intéressant dans ce cas, c'est que le prisonnier fait passer son envie d'exhiber sa détermination à souffrir pour le tortionnaire comme une rétention d'information pour le défier. La scène sexuelle mime donc le fait de voir un prisonnier taiseux défiant l'autorité, alors qu'en réalité il s'agit d'un masochiste qui cherche à être humilié, fouetté, flagellé et fessé pour tourner en dérision la notion même de domination. Certains préférent même être dominé physiquement par leurs dominas comme dans le cas d'une bagarre érotique. C'est pour cela que l'on parle parfois de "maître blasé" pour désigner

la psychologie des masochistes se revendiquant du courant de Leopold von Sacher-Masoch.


L'audience stimulante peut prendre une tournure plus voluptueuse lorsque la victime est stimulée sexuellement tout en restant privé d'orgasme comme dans le coïtus interruptus ou le contrôle de l'orgasme.

Le prisonnier ligoté est alors dans une posture de soumission de désir sexuel pendant un certain temps. Il peut aussi subir des attouchements ou supporter les envies sexuelles du tortionnaire sadique. Que ce soit des stimulations du clitoris ou de la prostate avec un concombre ou d'autres objets de formes phalliques. Malgré tout, ce jeu de rôles libertin prend, la plupart du temps, une tournure coquine où le soumis est torturé à l'aide de chatouillements. Cela s'accompagne généralement d'une méthode inspirée du bondage afin de rendre l'esclave sexuel complètement vulnérable et inapte à échapper aux chatouilles. Ce fétichisme des chatouillements est une perversion nommée knismolagnie. Ce plaisir algédonique dans une scène épicurienne d'interrogatoire incorpore la peau comme une zone érogène à part entière, déclenchant des excitations érotiques importantes. Il s'agit, selon Sigmund Freud, de déviations par rapport à l'objet et au but sexuel. Concept que le psychanalyste viennois développe dans le deuxième chapitre du premier essai "les aberrations sexuelles" de son œuvre bien connue "trois essais sur la théorie sexuelle".

Enfin, il faut admettre que de nombreux scénarios concernant la scène de l'audience licencieuse peuvent s'incarner.

Cela dépend des envies et des désirs des protagonistes qui se mettent d'accord avant le début du jeu sexuel. Généralement, lorsque l'interrogatoire comporte des scènes de torture doloristes, un code de sortie est mis en place afin d'éviter les accidents ou les abus. Il est important de pratiquer ce type de pratique avec des personnes connues de l'intimité du masochiste ou reconnues dans le domaine du BDSM comme les maîtres ou les dominatrices. Que ce soit par un conjoint, par un maître de la domination expérimenté ou encore par des dominatrices professionelles, cela afin de vivre la scène de l'interrogatoire comme un orgasme constant et maîtrisé.