Accompagnatrice Dominatrice pour Féminisation Forcée & Sissification

La nouvelle exigence de maîtresse se répand dans les donjons adoptant les bonnes manières et dans les relations GFE de confiance

Depuis quelques années, une pratique sexuelle connaît un important essor dans le monde de la domination gynarchique et des hommes soumis. Il s’agit de la féminisation, aussi appelé femellisation, crossdressing, travestissement ou encore sissification.

Une pratique centrale dans la domination féminine

Aujourd’hui, la grande majorité des dominatrices, mais aussi escort girl plus classique, se plient avec plaisir aux exigences des sacher-masochistes adeptes de l’humiliation et du brouillage des genres (dysphorie de genre).

Le nouveau sucre d’orge de ces messieurs ? Se travestir en lopette décérébrée capable de tout pour une call girl dominatrice et complètement vulnérable à toutes instructions "d'androgynéisation". Ces fétichistes de l’habillement en femme sont aussi appelé sissy, terme précisant bien leur statut de travelo hétérosexuel adepte de l’humiliation par les dominatrices méchantes et sexy.

Leur nombre est croissant et de plus en plus de dominatrices acceptent de se plier à leurs jeux sexuels pervers.

Une pratique ritualisée comprenant plusieurs phases

Le travestissement est une forme de jouissance continue, régulière et cérébrale qui nécessite une accompagnatrice de qualité, fine psychologue et qui soit capable de distinguer les sujets de plaisirs et de souffrance en matière de brouillage de genre. On dit du travestissement qu’il est le désir du désir.

Une femme dominatrice se doit donc d’être prolixe afin d’épauler son soumis dans sa déviance et son glissement exquis mais pêcheur vers une féminisation forcée, permettant ainsi au soumis de se déresponsabiliser de sa déconne. Le travesti peut donc jouir de sa posture de femme soumise puisqu’il n’est pas à l’origine de cette métamorphose qu’il a déléguée à une dominatrice. Une relation sexuelle de ce type peut se dérouler en plusieurs phases qui ont tendance à se répéter et que nous allons tenter d'explorer.

1 - La phase de travestissement, le crossdressing, l’habillement

Afin de faire de son soumis d’un jour une vraie pédale traumatisée, une escort dominatrice va aider son masochiste à se déguiser en femme. La période de métamorphose est l’une des plus importantes du processus. Le masochiste veut se sentir femme, or l’homme a besoin de voir et d’assouvir sa pulsion scopique (d’où son appétence pour le porno chez les hommes, comparé aux femmes qui ressentent). Ainsi, il veut se voir femme et être vu comme tel par sa dominatrice qui pourra aller à certaines humiliations ou encouragements bien placés.

L’habillement se doit de "forcer le trait" par des vêtements très féminins et offrant une certaine sensualité au souillon volontaire : porte-jarretelles, talons aiguilles, collant, string et soutien-gorge. Le maquillage est également très important pour le soumis, encouragé par sa dominatrice à devenir sa gentille bimbo gaie, conne, naïve et nymphomane. L’homme doit également mettre du rouge à lèvres pour manifester sa volonté de paraître plutôt que d’être, c’est-à-dire être vraiment femme pour le plaisir (qu’il souhaiterait procurer) de sa dominatrice.

L’ornement cosmétique étant quelque chose de purement féminin, il en devient incontournable dans un processus de « bimboisation » du corps sous la pression d’une maîtresse bdsm escort. On parle également de transvestisme ou de travestissement fétichiste pour cette phase. L’habillement en lopette devient fétiche s’il est incontournable dans le processus d’épanouissement coïtal du sujet.

2 - La phase de féminisation, la posture

Une fois la métamorphose vestimentaire effectuée, le soumis va vouloir que son escort dominatrice l’incite à adopter une posture féminine et une certaine sensualité gestuelle. Il va se recoiffer sa perruque, sautiller sur place comme une catin, faire des défilés vulgaires, habillé comme une actrice porno de seconde zone ou encore raconter des histoires improvisées du dernier mec qui l’aurait « prise pour une conne» sous les rires de moins en moins retenu et de plus en plus sadique de sa maîtresse. Le croisement des jambes est, lui aussi, un bon marqueur de féminité que le soumis masochiste, adepte de la sissification, va vouloir adopter rapidement.

L’homme soumis qui rentre dans cette forme de travestisme bivalent jouit généralement de l’humiliation masochiste avant tout. D’ailleurs, Deleuze parle de suprasensualité pour qualifier cette sensualité féminine provoquant une excitation chez les fétichistes. On dit alors que le masochiste fétichiste est un suprasensuel, une sorte d’être qui aurait délaissé une sexualité classique pour se concentrer sur une sexualité basée sur des gestes d’une beauté esthétique forte pour que ces derniers perdurent.

Le "sissifié" aurait besoin de cet aspect suprasensuel chez son escort dominatrice pour rentrer dans le mimétisme et donc dans une forme d’unité de couple.

« Je voyais dans la sensualité quelque chose de sacrée, et, dans la femme et sa beauté, quelque chose de divin, puisqu'elle est appelée avant tout à poursuivre la mission la plus importante de l'être, c'est-à-dire la continuation de l'espèce. »,

Leopold Ritter von Sacher-Masoch, la Vénus à la fourrure.

3 - La phase de transsexualisation

Une fois bien intégrée dans sa nouvelle peau de femelle à féconder, le soumis va vouloir adopter une sexualité féminine avec l’aide de son escortgirl dominatrice vicieuse et marâtre. Il va donc nier son pénis à l’aide d’une cage de chasteté (toutes les dominas VIP ont ce type de matériel) afin de se concentrer sur sa petite chatte à lui : son anus.

Une accompagnatrice de charme dominatrice va donc s’appliquer à jouer ce jeu de rôles en pénétrant l’homme femelle à l’aide d’un gode-ceinture ou d’une batterie de vibromasseurs et autres godes. Durant cette phase, plusieurs pratiques peuvent être adoptées selon les envies du soumis et selon les instructions de la femdom : relation bisexuelle avec une autre sissy, auto-pénétration à l’aide d’un gode afin de travailler l’élasticité de la membrane anale, sortie en forêt pour un lâcher de tantouzes, jouer à la maquerelle dans un backroom, etc..

Cependant, la petite tarlouze qui sollicite une dominatrice semble dans ces trois phases adopter un travestisme bivalent, c’est-à-dire qu’il souhaite vivre cette expérience du sexe opposé de manière temporaire sans pour autant se diriger vers une réattribution sexuelle définitive. C’est ce qui le démarque des transgenres ou des hommes gays efféminés qui font un effort social de dévoilement pour affirmer leurs sexualités.

Bien sûr, ce processus est un canevas qui dégage les tendances globales de la majorité des hommes adeptes de la féminisation. Chacun ayant par la suite sa propre sexualité qu’il peut appliquer grâce à l’aide précieuse d’une vraie dominatrice et d’un scénario préétablie avec elle. C’est pour cela qu’une escort dominatrice semble plus adaptée pour mettre en pratique ce type de fantasme.

Les scénarios bien nichés de la féminisation

Parmi les pratiques de crossdressing, on observe que certaines pratiques reviennent de manière assez redondantes et se divisent elles aussi en 3 catégories majeures :

1 - La féminisation dite "soft"

La féminisation soft et à la sissification ce que la domination soft est au bdsm.

Cela comprend les jeux d’adoration et de vénération comme le fétichisme et le facesitting, les punitions corporelles douces comme les fessées (spanking), ou des pratiques plus cérébrales comme les aveux de fantasmes ainsi que l’exhibition progressive ou le rasage intime. Il y a  une dimension cérébrale mais aussi physique en ce qui concerne le toucher pour bien faire comprendre à l’homme trav’ que c’est une femmelette.

2 - La féminisation dite "hard"

La féminisation hard fait intervenir une certaine violence qui l’apparente davantage au bdsm. Là, l’homme travesti peut être giflé, insulté, dégradé à souhait comme une poule mouillée par sa dominatrice. Des techniques de castration symbolique peuvent être utilisées comme le ballbusting, le cassage de testicules ou encore les piétinements. Le soumis peut également être mis en esclavage, marqué au fer et prostitué pour le besoin d’autres dominatrices, d’hommes gays actifs et pour des soirées gynarchiques.

Le fistfucking peut également être une forme de thérapie empruntée par les escort dominatrices vicieuses qui souhaitent travailler l’élargissement anal de leur esclave sissy, leur petite pute mâle qui doivent se plier à certains entraînements leur permettant de devenir des petites chiennes dévouées au plaisir des dominatrices déesses. Finalement, Cendrillon s’en était bien sortie…

« Pour qu’il y ait passion, il faut que l’union soit brutale, que l’un des corps soit très avide de ce dont il est privé et que l’autre possède en très grande quantité »

Boris Vian

3 - La féminisation dite "cérébrale"

Il s’agit là de rapport de domination, de vénération et d’adoration. L’homme ne cherche pas la souffrance masochiste classique qui passe par la douleur pour sentir le bien mais il va jouir directement via la perversion verbale. L’homme, habillé en soubrette vulgaire et allumeuse et portant parfois un plug anal, fait le ménage pendant que sa dominatrice lit une revue indécente à haute voix.

Cela peut aussi se manifester par le visionnage de films pornos hard gay que la dominatrice et sa sissy visionnent attentivement. Pendant cela, l’escort dominatrice pousse son homme soumis au coming-out sans conditions par des provocations et des humiliations verbales. La féminisation cérébrale peut se prêter à tout un tas de jeux de rôle. Une pratique qui demande une escort dominatrice VIP très empathique ou une grande préparation en amont. Il existe même des formations à la féminisation via des techniques d'hypnose, un paroxisme.

Le sissy à sa femdom, la troisième face du triptyque trav’

Les travestis sont des hommes qui sont habituellement attachés à leur genre mais qui aime sentir le feeling de la femme tel qu'il se le représente pour des occasions. Cependant, la communauté trav’, branche de la LGBT, se sépare en plusieurs types de travelo qui ont des profils différents :

  • Le travesti gay : Il n’a pas besoin de dominatrice mais plutôt d’un escort boy libertin pour vivre une relation. Il préfère les hommes mais a besoin d’une relation hétéronormé, il adopte donc une posture féminine. C’est un homosexuel passif généralement qui se sent femme.
  • Le drag queen : Il va imiter les archétypes de l’identité féminine le temps d’un évènement. Leur travestissement peut être de différentes sources et cela ne veut rien dire concernant sa véritable identité de genre. La drag queen est cependant différent du transformiste ou de l’éonisme qui est plutôt une forme de déguisement, sociale ou professionnelle, davantage qu’une sexualité. Claude Olievenstein parle alors « d’extravagance androgyne » comme au carnaval de Rio ou dans les gays prides ou des travestis brisent occasionnellement des barrières culturelles sous l’effet de la foule.
  • Le travesti lesbien : le travesti lesbien a besoin de se déguiser en femme pour faire l’amour à une autre femme, généralement dominatrice. Le corps de l’homme est totalement exclu de la relation bien que le phallus soit généralement un attribut que porte la maîtresse vient des ustensiles BDSM et la douleur ou avec un gode-ceinture.

Contrairement aux idées reçues, il existe plus de sujets versatiles chez les shemales que chez les travestis, quasiment toujours passif. Cette polyvalence de l'escort trans expliquant son succès grandissant.

La féminisation forcée par une dominatrice : un refus de la dépossession phallique de la mère

L’homme féminisé par une domina semble avoir une sexualité qui érige la castration par une femme comme un plaisir, comme un "ratage" de son propre soi qui fait jouir. La pulsion se satisfait de son échec et en tire la substantifique moelle.

La pulsion de l’homme hétérosexuelle qui se travestit "rate son but mais jouit…" le fait de rater la jouissance laissant un résidu que Lacan nomme « le plus de jouir ». Cette recherche du phallus chez la femme est un désir infini car inatteignable si ce n’est par le biais d’un gode-ceinture appuyant le fantasme sans le réaliser complètement, il n’y a pas de jouissance mais une tendance infinie vers le désir du désir.

Un symptôme orphelin, absurde et inutile dans une sexualité courante…

« La transgression – comme la féminisation – est une sorte d’abandon de la course infinie, de la chasse au phallus impossible, du désir du désir. »

Ethique de la psychanalyse, Jacques Lacan

Le travesti peut aussi vouloir se montrer à la dominatrice escorte girl comme ce stéréotype de la féminité. Il repousse l’attribution phallique du père et fait de sa représentation d’une hyper-féminité le moyen de s’identifier au phallus imaginaire de la mère. Il ne cherche pas à séduire mais à se séduire par les signes de la féminité (formes, tics, gestes féminins,etc…) qu’il peut reproduire et qui lui prouve cette identification. La présence de la dominatrice apportant ici une valeur-ajoutée car il apporte un partage, un dévoilement mais aussi une responsabilité externe « valable » (car une escort dominatrice vip est belle esthétiquement) qui lui offre l’alibi de pouvoir faire cette représentation perverse.

Deux ultimes nuances de la féminisation

Après avoir abordé les degrés de la féminisation, les étapes de la féminisation, nous avons tenté plus haut de restituer la féminisation forcée par une dominatrice dans la galaxie travesti. Cependant, une dernière nuance peut-être mise en avant pour bien comprendre ce qu'est la féminisation par une escort girl dominatrice. Décrit plus haut comme une fin en soi, elle peut aussi être un moyen :

  • La femellisation comme jeu d’humiliation : l’homme veut se faire humilié et le fait de se transformer en femme est, pour lui, un facteur d’humiliation. Cela traduit une forme de misogynie paradoxale chez le sujet travesti. Le "soumis femmelette" est d’ailleurs généralement adepte de la féminisation forcée, c’est-à-dire qu’il aime l’idée du viol par sa dominatrice ou de la « trahison » (cukolding, relation gay forcée, humiliations et encouragements, etc..). Il s’installe plutôt dans une forme de bisexualité.
  • La femellisation comme expérience transgenre : l’homme change de zones érogènes et est attiré par l’identité féminine. L’humiliation est moins centrale que chez le masochiste mais le changement de but en tant que perversion Freudienne tendra vers l’exhibitionnisme, tout comme le drag queen. La transgression et l’acte de dévoilement étant ici misent en avant.

Pour conclure, on constate donc que la féminisation, forcée ou non, en compagnie d’une dominatrice est un fantasme de plus en plus courant et qui peut trouver sa source dans la libération sexuelle (société occidentale de plus en plus libertaire), la mode (le film "50 nuances de Grey" a ouvert une porte d’accès aux rapports BDSM) mais aussi et surtout dans l’histoire du sujet et dans sa singularité propre.