Les perversions sexuelles ou fantaisies non normatives

Les perversions sexuelles ont été défini par Sigmund Freud comme tout acte sexuel se démarquant de l’implication génitale.

On les appelle également les tendances paraphiles, ce qui signifie plus ou moins littéralement "à coté de l’amour" et comme le savent les quelques milliers de "déglingués" qui ont étudié la langue grecque au lycée ! Les paraphilies sont riches et variées, on peut par exemple y voir le pygmalioniste, sexuellement attiré par les statues et autres objets semblables... Autant vous dire qu’une flânerie au cœur de Florence ou une visite au Louvre est synonyme de gang bang pour ce type de shooté. On trouve de nombreuses pratiques cocasses dans ces fantaisies sexuelles non normatives et nous allons nous pencher sur les plus colorées.

  • Excité par le vomi, il est fortement recommandé d’éviter les soirées arrosées au pastis-vin rouge avec l’émétophile, surtout s’il est moustachu et qu’il affiche cent trente kilogrammes sur la balance. 
  • L’érythrophile  est, quant à lui, attiré par les êtres qui rougissent, ce qui est, somme toute, une marque de philanthropie et d’altruisme relativement méritante et compréhensible.
  •  Contrairement au brontophile, excité par les orages et qu’il faudra vite éviter tel un mauvais rêve qui n'a pas lieu d'exister.

Derechef, les types de dépravations sont immenses et nous n’avons pas pour but d’en dresser une liste exhaustive et essayons donc d’en prendre un peu de hauteur...

La relation d'objet comme levier de l'excitation sexuelle

En réalité, les troubles sexuels sont, dans la plus grande majorité des cas, des relations avec des objets où un fétiche, ce qui va pouvoir prendre différentes formes. Certains vont se fixer sur une partie corporelle (pieds, oreilles, menton...), d’autres sur une matière (cuir, latex...) et enfin les plus ardus sur des spécificités physiques (femme à la chevelure rousse, handicapé/e comme un/une unijambiste), beau programme.

Attention, car il peut aussi concerner des stimuli (mot qui s’écrit sans "s" car il s'agit du pluriel de "stimulus") visuels ou des odeurs, comme nos amis émétophiles, par exemple et pour y revenir.

Le complexe de castration

Concernant le fétichisme, Freud est impitoyable et le lie au complexe de castration (vous prenez un livre si vous voulez en savoir plus car on ne rentrera pas ici dans le détail des élucubrations d’une secte viennoise du début du siècle), au "manque" de la femme.

Ainsi, le fétichiste se défend de cette castration en se constituant un fétiche, pas folle la guêpe.

Les autres perversions

Nous n’évoquerons pas non plus en détails les fans d’aluminium et/ou de caoutchouc, véritable concentré d'altérés sexagénaires. Enfin, d’autres perversions sexuelles sont mises en lumière par les sciences et par leur libéralisation comme le voyeurisme, le sadomasochisme ou encore l’exhibitionnisme.

Ceci étant, certaines déviances ne peuvent être tolérées car, en plus de l'éthique, elles ne sont tout simplement pas admises par la loi. C'est le cas, à titre d'exemple, de la pédophilie ou du frotteurisme. Bien évidemment, il en existe beaucoup d'autres mais elles ne seront pas ici énumérées. Les troubles sexuels sont donc abondants mais il est seulement admis ceux qui se cantonnent à l’intimité du sujet et non ceux qui présentent une menace pour autrui et qui sont donc très souvent condamnables par la justice.