Le transsexualisme correspond au phénomène de non-conformité entre le genre sexuel assigné à la naissance et celui désiré par la personne en question.

Le transsexualisme est constamment associé au terme shemale dans les vidéos pornographiques. Reste à savoir si un transsexuel doit être considéré comme un homosexuel si le point de référence hétérosexuel est pris en compte.

Il est possible qu'il se manifeste sous différentes formes et ne s'accorde pas systématiquement avec une dysphorie de genre où le sujet rejette son sexe et va jusqu'à procéder à une chirurgie de réattribution sexuelle. Il peut ainsi subir un traitement hormonal pour avoir des seins bien fermes ou les fesses de la Vénus callipyge qui sont aussi belles que rebondies. A l'inverse, la masculinisation d'une femme permet de faire grossir son clitoris et d'augmenter sa libido sexuelle.

Cependant, la transidentité ne se manifeste pas toujours dans la volonté de transformer son corps de façon durable. Ainsi, un drag queen et un drag king n'éprouvent pas de complexe à se travestir et à pratiquer l’exhibitionisme. Pour exemple, durant une parade LGBT ou lors d'une marche des fiertés, l'esclave sexuel féminisé s'exhibe aux bottes de sa maîtresse BDSM tenu en laisse.
 

Le transsexualisme est constamment associé au terme shemale dans les vidéos pornographiques. Il a les attributs respectifs de l'homme et de la femme que sont le pénis et le vagin. La shemale permet de reproduire concrètement la position phallique chez la mère pour ceux qui lui revendiquent ce statut, ce qui en fait une déesse de fantasme. Ainsi, elle associe sensualité féminine et l'attribut masculin symbolisé par le phallus, c'est-à-dire le pénis en érection qui permet à une figure féminine de pratiquer la sodomie, une pratique sexuelle qui visent à pénétrer l'anus de son ou de sa partenaire.
 

Reste à savoir si un transsexuel doit être considéré comme un homosexuel s'il est pris en compte le point de référence hétérosexuel. En effet, il est difficile de conclure définitivement si un trans male-to-female qui fait l'amour avec une magnifique blonde est un homme gay ou une lesbienne, ces frontières identitaires et sexuelles étant poreuses. Pareillement, il est escarpé de prédire si un soumis travesti par une accompagnatrice dominatrice dans son donjon est un transgenre ou un cisgenre qui refuse son orientation allosexuelle. Il en est de même pour ce qui concerne les tomboys et les sissyboys qui inversent volontairement les rôles d'attribution sexuelle qui sont nécessaires à la procréation.

Aujourd’hui donc, si l'homophobie est bien présente et pénalise ceux ou celles qui font leurs coming-out, des concours de beauté pour transgenres se déroulent pourtant partout dans le monde. Depuis quelques années, certaines femmes trans concourent pour Miss Univers en affirmant leurs différences physiques sans aucun tabou. Par exemple, en Thaïlande, les ladyboys sont nommés les katoïs. Ceux-ci jouissent d'un véritable succès du fait de la permissivité du bouddhisme à l'égard du transsexualisme, comme le prouve le concours de beauté qui s'y tient chaque année à Pattaya.

 

Pour conclure, les transsexuels ne sont donc pas rangés à la même enseigne. Il y a ceux ou celles qui culpabilisent de leurs pulsions libidinales complexes et ceux ou celles qui y trouvent des ressources nécessaires à leur épanouissement sexuel. Tout cela dans la plénitude du troisième sexe et des communautés lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres. Pour en savoir plus, il est utile de lire "Trans Paris rencontre du 3e sexe".