Le sodurètre : activité peu pratiquée qui présente tout de même de nombreux risques

Le terme sodurètre se construit à partir des deux mots qui sont les suivants: sodomie et urètre.

Univers tant divers que varié, le BDSM comporte des pratiques sexuelles parfois peu connues. L'une d'entre elles, le sodurètre, consiste à insérer dans l'urètre des ustensiles composites comme un godemichet, un crayon ou bien d'autres appareillages à forme phallique en vente dans les sex shops ou sur les sites internet à caractère érotique. Ce terme se construit à partir des deux mots qui sont les suivants: sodomie et urètre. Respectivement, le premier mot se réfère à la jouissance anale tandis que le second renvoi au dispositif organique qui évacue l'urine hors de la vessie. Il s'agit donc d'une pratique sexuelle de sodomie castratrice pratiquée sur l'organe reproducteur de l'homme ou de la femme. Construite sur une logique de fantasme voire de mythologie, cette activité est peu pratiquée car elle présente tout de même de nombreux risques. Ainsi, il n'est pas inhabituel de rencontrer des cas graves d'infection urinaire ou de déchirement de l'urètre lorsqu'est consommé une telle pratique. En ce sens, les mésaventures surviennent chez les libertins coutumiers de vouloir faire passer des objets toujours plus massifs. Les instructions primordiales pour ce type d'expérience semblent être de laver et stériliser les objets utilisés, de ne pas vouloir aller trop vite et d'éviter la transmission des bactéries en s'assurant d'une hygiène irréprochable, notamment en ce qui concerne les mains. Aussi, il est capital de prendre garde de la dimension de l'élément pénétrant pour éviter tout risque de déchirement. Surtout, les maîtresses escortes infligeant cette pratique doivent observer une grande circonspection et une minutieuse préparation.

Il est alors essentiel de considérer l'art de se faire du mal pour se faire du bien comme une pratique singulière. Bien évidemment, il ne s'agit pas là d'un coït classique comportant des préliminaires et un scénario traditionnel. Les ustensiles, ou plus précisément les accessoires convenus pour pratiquer dans les règles de l'art, sont généralement le classique tout petit godemiché, adapté à la forme de l'urètre, ainsi que l'oeuf (ove) vibrant famille des sextoys masturbateurs.. tout petit lui aussi bien entendu. Il peut être aussi utilisé un écarteur conique pour un accroissement progressif et maîtrisé. Aussi, d'autres pratiques de sodurètre peuvent être rencontrées dans l'univers sadomasochiste, pour peu quelles remplissent les conditions nécessaires pour ce type d'amusement sybarite. Il peut donc être sujet de l'insertion de doigt ou même d'autres sexes, permettant un échange de fluide plus charnel. Le sodurètre se perpètre habituellement entre deux partenaires sexuels et doit s'exercer dans la délicatesse pour ne pas anéantir le plaisir censément ressenti. La finesse investie dans la pénétration est déterminante pour ne pas occasionner des gênes, des douleurs voire des lésions incurables.

En faisant un peu d'histoire, le sodurètre tient le monde du BDSM en respect, pourquoi ?

Parce qu'il apparaît pour la première fois dans un article d'Ernst Gräfenberg qui n'est, ni plus ni moins, que l'inventeur localisateur du point G. Selon le médecin et chercheur allemand, les tissus érectiles se situant proches de l'urètre, cette pratique sexuelle peut conduire au déclenchement de l'orgasme. Il est également important de savoir que cette activité est très longtemps restée dans l'anonymat du fait de son caractère scarifiant et masochiste. Aujourd'hui, la pratique du sodurètre est souvent galvaudée du fait qu'elle est généralement médiatisée via les films à caractère pornographique.