Shibari

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Shibari

Le shibari est un terme japonais signifiant “attaché” qui représente l'art du bondage kinbaku.

En effet, les japonais ont une forte culture du bondage, tout comme celui du frotteurisme et du sexe collectif. La présence du shibari dans leur culture sexuelle est due à la présence de pratiques similaires dans la culture samouraï à des fins de capture et de rétention d'adversaire. C'est aussi le cas du Hojojutsu, l'art martial japonais du ligotage à la base de ces perversions sexuelles.

Cet amour pour les cordes et leurs effets est dû à l'alchimie entre douleur et plaisir qui deviennent indissociables. En effet, malgré la douleur des cordes, l'endomorphine procurée laisse rapidement la place à une extase sexuelle intense.

Il existe même de véritables vedettes de ce type de pratiques sexuelles associées au bondage. Les adeptes du shibari deviennent fréquemment dépendants et ont besoin de cela pour décompresser et lâcher prise.

Une autre pratique, le kinkabu, est également basée sur l'art des cordes mais il associe d'autres activités comme des occupations tantriques ou des techniques de massages sensuels. Tout comme le shibari, il s'agit là d'une composition artistique et sensuelle qui demande un rapport à l'autre, un relâchement et certaines compétences en anatomie.

Cette érotisme artistique nécessite un dépassement de soi, c'est le cas du shibari. Quelques positions ont pour objectifs de travailler l'impact psychologique du fait de leurs dissymétries.

Pour accroître le sentiment de soumission, un bâillon est parfois mis dans la bouche du ligoté soumis pour l'empêcher de parler. De nombreuses "prises" existent et chacunes ont leurs propres noms. L'Agura est un ligotage pendant que la personne est en tailleur, le Kataahi tsuri désigne une suspension par les jambes, etc..

Parmi ces dernières le shinju, que l'on nomme en Occident le harnais bikini, a connu un succès dans les films pornographiques occidentaux pour des scènes plus normatives. Shinju signifie les perles, donc les seins de la femme. Il s'agit de ces cordes qui viennent enfermer ou faire ressortir les poitrines. Une variante du shibari là aussi.

Le shibari est fréquemment associé à de l'exhibitionnisme: il stimule la honte voire chez certaines femmes la libido.

Cela stimule la honte et l'attribut masochiste de la situation. Certaines femmes ligotées vont mouiller du vagin durant leur ligotage ce qui peut inciter le maître à les pénétrer vaginalement.

Reste donc à faire la différence entre les puristes de l'art du ligotage, le shibari et ceux qui sexualisent plus largement cette pratique. Certaines positions sexuelles se pratiquent attachées sans avoir à se soucier sur la manière dont les cordes viennent retenir le masochiste ou le soumis.

D'autres, quant à eux, vont rester des jours suspendus à un plafond pour prendre la place d'un lustre. En effet, ce type de pratique demande certaines connaissances du professionnel en matière de shibari pour ne pas mettre en danger son ligoté.

En Europe, quelques événements se tiennent entre Paris, Berlin et Bruxelles pour faire découvrir et pratiquer cet art sexuel. Entre les compétitions de ligotage esthétique et les journées de découverte pour débutants SM, le fait que cette pratique dite sexuelle ne soit pas génitale permet de l'exhiber facilement. Difficile de considérer une démonstration de shibari ou de kinkabu dans la rue comme une exhibition d'ordre sexuel ou d'une atteinte à la pudeur.


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