Irrumation

L'irrumation est une variante de la fellation bien particulière, résultant d'un long processus d'évolution des mœurs sexuelles.

Cet exercice sexuel est impulsé plus spécifiquement par l'industrie pornographique. Tout d'abord, la fellation est une pratique sexuelle humaine généralement utilisée pour les préliminaires, une étape quasiment inéluctable dans la pratique d'un rapport sexuel, afin de faire monter le désir et l'excitation. Il s'agit d'un rapport oral avec le sexe de l'homme qui lui permet de ressentir d'attrayantes sensibilités charnelles. Il arrive aussi que la fellation intervienne au milieu du rapport sexuel, permettant de lubrifier le pénis pour une sodomie après une pénétration vaginale. Cependant, lorsque cette buccogénitalité se déroule après une pénétration anale, il est fortement envisageable de désigner cette pratique libertine comme scatophile.

Il faut savoir que les pratiques ass-to-mouth, du « cul à la bouche » et pussy-to-mouth de « la chatte à la bouche » se sont banalisées ces dernières années par l'intermédiaire de l'industrie du porno. En effet, cette dernière ne peut quasiment plus satisfaire le public avec un simple enculage. Encore, il arrive que l'irrumation intervienne à la fin du rapport sexuel avec une éjaculation faciale au pinacle du coït. Il est donc admis que « tailler une pipe » soit une chose tout à fait courante durant une activité sexuelle standard, contrairement à l'irrumation. Pour cause, l'irrumation semble un tantinet différente du fait que le rythme de suçage est imposé par l'attributaire de la fellation et non par le partenaire actif. Il s'agit donc d'une technique de domination car le bénéficiaire de la "turlutte" impose la cadence à une personne dépendante et soumise. Cette dernière prend alors la place d'une poupée sexuelle. Pour mieux comprendre, l'irrumation est à la fellation ce que la cravate de notaire est à la Cinépimastie pratique sexuelle bien particulière.

L'irrumation est appréciée des adeptes de la domination car elle provoque des vomissements, ce qui amène à démontrer à celui qui se fait sucer le pénis à quel point son partenaire se sacrifie pour lui. À l'inverse, en montrant au bénéficiaire de la fellation sa détermination à vomir pour lui offrir un agrément de plaisir, il se manifeste là une jouissance masochiste. Cependant, l'irrumation peut également provoquer des sensations sadomasochistes d'étouffements ou bien même de douleurs au niveau de la gorge avec lesquelles il faut se montrer prudent. Enfin, certaines pratiques de bondage utilisent le face-fucking et le deep-throating comme activités accessoires. Par exemple, le bondageur va faire endurer une irrumation à son partenaire ligoté ou attaché par l'intermédiaire d'une camisole ou d'un carcan. Cela accroît le sentiment de dépendance du masochiste qui se retrouve alors totalement impuissant et maîtrisé. Il n'a plus qu'à lâcher prise..